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5/3/2026

émotions du quai de gare

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L'extraordinaire se niche dans l'ordinaire...
Ils attendaient. Monsieur et Madame. Les cheveux blancs de la dame dépassaient du bonnet rouge. Lui faisait les cent pas. Ils fouillaient l’horizon, le regard tendu vers le bout de la voie, cherchant la trace, les prémisses d'un TGV. Rien. Aucun son. Aucun mouvement des câbles. Le train n'est pas là. Pas encore, l'écran l'annonce dans 12 minutes.

Il regardait sa montre. Souvent. Soupirait, marchait, soupirait encore. "Mais calme toi !" lui disait la femme. Il rongeait son frein comme on dit. Elle restait immobile dans son pardessus en laine, figée, comme plongée dans un monde où les trains arriveraient en avance. Parfois, elle détournait le regard pour observer les voyageurs tout autour. De grosses valises, des couinements de roues, des pas lourds. Des jeunes surtout. Beaucoup de jeunes. Le monde autour devenait jeune. Plus jeune qu'elle. Plus jeune qu'eux. Son regard se posait alors sur l'autre quai. Vide.

"Toum doum diidam..." Une jolie voix égrène des nombres. L'oreille dressée, à l'affût d'une dissonance. Le train arrivera à l'heure. Sur la voie 2. Leur regard se porte instinctivement sur le panneau indiquant le numéro du quai. 2. Tout va bien. Mais ils le savaient déjà.

La tension devint palpable, épaisse. Gếné dans sa marche par les autres voyageurs, il sautillait d'une jambe à l'autre, sifflotant, soupirant, vérifiant l'horloge de la gare, puis sa montre. Et soupirait encore.

"Toum doum diidam...". Le train approche. Un sifflement. Des vibrations au sol. Deux phares lointains. On sent les battements de leur cœur, les respirations bloquées. Dans un chaos de grincements stridents, le train s'arrête. Les portes s'ouvrent et des vagues de voyageurs en descendent. Ils ne bougent plus. Tétanisés devant la horde sauvage bondissant des voitures. Et puis un bras se lève, un autre s'agite, puis un autre. Un sourire illumine toute la gare. Une jeune fille, la vie devant elle, se jette dans leurs bras. De longues embrassades, des caresses sur le visage, des larmes. Puis, le monsieur se saisit du sac, part devant en agitant sa clé de Kangoo dans la main. Elles le suivent en souriant.

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4/3/2026

Quand demain n'est plus

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lit de mort
Quand demain n'est plus...
Mes enfants sont devenus grands, des cheveux blancs, le dos voûté, à la retraite depuis bien longtemps. Mes petits-enfants abordent la dernière partie de leur vie professionnelle et leurs enfants sont tous étudiants. Les années ont passé, nous ont marqué, des épreuves, des moments difficiles, de beaux évènements aussi. Tout le monde est venu d'un peu partout, des quatre coins de la France. Tout le monde s'est rassemblé.

Je les regarde tous, avec attention. Je me souviens de leurs jeunes années, de leurs espoirs, de nos échanges. Eux aussi me regardent, ils me sourient tendrement. On dirait qu'ils m'écoutent respirer, suspendus à mon souffle. Je sais bien pourquoi ils sont venus...

Quand je détaille leur visage, s'écrivent en moi des pans entiers de souvenirs. Je me revois, jeune père, courant un peu partout, de voyages en voyages, passant le plus clair de mon temps dans les airs, loin, si loin. Il fallait bien travailler. Un peu plus tard, dans une carrière très sédentaire, l'ennui me rongeait et l'inquiétude du lendemain épaississait l'atmosphère. La peur de l'échec, du déclassement, de ne pas pouvoir payer les factures, emmener les enfants en vacances, les nourrir correctement, leur offrir de beaux vêtements. Je ne pensais qu'aux perspectives sombres et rarement le sourire flottait dans notre foyer. Une ambiance lourde de préoccupations, d’inquiétudes face aux changements considérables du monde. Et puis les écrans nous ont beaucoup séparés, chacun penché sur le téléphone, nous passions des journées entières à assécher nos liens. Quel étouffement quand j'y pense. Je donnerais tout pour revenir en arrière...

Je crois que nous aurions dû passer plus de temps ensemble. Du vrai temps à se balader, à bricoler, cuisiner, à profiter les uns des autres, à s'amuser. A se concentrer sur autre chose que l'avenir des enfants, sur autre chose que leurs résultats scolaires, sur autre chose que la réalisation des objectifs professionnels. Sur autre chose que demain.

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2/3/2026

Habiter le monde en profondeur - les leçons de Thoreau

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Thoreau Walden
Les leçons de Walden..
Je regardais un reportage sur une famille ayant décidé de vivre différemment. Reculés dans les montagnes, à l'abri du vent et du gel, ils avaient construit une cabane avec un poêle au milieu. Des commodités à l'extérieur et un potager bien garni. Une existence concentrée autour de la nature, des saisons. Parfois un peu confort : un pain acheté, de l'électricité solaire, du bois ramassé pour chauffer le foyer, des enfants...

Et de voir cette famille s'épanouir dans cette vie, m'a plongé dans la jubilation ressentie à la lecture de Walden, de Henry David Thoreau. Ce philosophe, penseur, écrivain américain du 19ème siècle s'était retiré au bord d'un lac dans le Massachusetts (sympa à dire en mangeant de la semoule !). Dans une quête de vie en accord avec ses principes de liberté - il militait contre l'esclavagisme - il a radicalement transformé son existence en quittant confort et modernité pour s'installer dans la campagne la plus reculée et sauvage. Son quotidien, relaté chaque jour dans un journal intime, révèle le bonheur vécu - et sincère - qu'il a connu à cette époque. Et de son merveilleux livre "Walden", ressortent des enseignements qui m'inspirent fortement dans ma propre quête.

L'expérience de Thoreau s'articule autour de trois grands axes. Le premier consiste à développer la simplicité, notamment dans son rapport au vivant : se débarrasser du superflu et se réjouir de l'évidence, de ce qui est, prendre le temps d'observer le rythme naturel, celui des saisons, de la pousse des haricots, du flux d'une rivière et sentir à quel point tout va bien, tout est cohérent, harmonieux. Se mettre au diapason de ce qui l’entoure, en toute simplicité et cultiver sa résonance. Le deuxième axe consiste à admettre et vivre l'unité d'un grand tout. Se sentir en appartenance, à égalité avec ce qui vibre et rayonne. Tout en humilité. Et puis, dernier axe, entretenir le sens de la beauté. S'émerveiller et vibrer de joie à accueillir ce qui est, et ce qui est invisible. Une sensibilité totale, assumée et précieuse pour déployer son humanité. Fuir la modernité ? Non : Habiter le monde en profondeur… Cela peut faire du bien.

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27/2/2026

IA : En quoi ai-je Tort ?

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IA enfermement
L'ouverture d'esprit par l'IA : c'est possible ! Et souhaitable...
On peut poser n'importe quelle question à l'IA, elle répondra toujours. Quel temps fait-il ? Quel est le sens de la vie ? Pourquoi dit-on "avoir une mémoire de poisson rouge" ? Une réponse basée sur l'exploration d’une multitude de données, des calculs, des statistiques, une probabilité plus ou moins fine sera transformée en texte. L'IA s'adapte aux demandes et oriente son approche selon nos préférences. Peu de contradiction, souvent de l'encouragement et puis, petit-à-petit, l'enfermement dans un monde assez attendu, probabiliste dirons-nous.

Dans ma toute puissance, j'obtiens des réponses correspondant à mes appétences. Réponses que je ne vérifie pas souvent. Réponses qui me conforte dans mes demandes. Baignant dans un environnement partiel, je n'accède que trop peu à la contradiction et m'enferme dans une vérité douteuse. Je rejoins ceux qui pensent comme moi, et refuse toute altérité. L'autre a tort puisque j'ai raison. L'autre a tort puisqu'il n'a pas obtenu la même réponse que moi. 

Les sectes fonctionnent selon le même principe. Un filet se referme sur des personnes, souvent vulnérables, pouvant faire l'objet de manipulation. Prisonnières consentantes, elles développent des mécanismes de dépendance. Les algorithmes des réseaux sociaux appliquent le même principe : créer le communautaire, l'entre soi, une bulle de monde parfait dans lequel je me plonge assez facilement pour souffler, me distraire et oublier le reste. L'IA peut s'avérer être un outil d'ouverture merveilleux et en même temps, un enfermement dans une illusion que je co-crée.

A m'enfermer dans des réponses faites sur mesure, je crains d'éteindre - très rapidement - ma capacité à me lier, à moi-même, à ma complétude, au reste de l'humanité. Je n'ai pas fini de demander à L'IA quel est le sens de la vie ! En revanche, me nourrir de dialogues, d'oppositions, de contre-raisonnements pourrait alimenter une conscience plus élargie et la compréhension de l'autre. Aldous Huxley suggérait que quand on voyage, on se rend compte que "tout le monde a tort". "En quoi ai-je aussi tort ?" pourrait devenir une question essentielle à poser à L'IA générative. J'ai pas raison ?

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24/2/2026

"Aucun autre choix" ou la vérité du mensonge...

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vérité mensonge
Aucun autre choix...
Avez-vous vu "Aucun autre choix" de Chan Wook ? Un film construit autour du roman de Donald Westlake : "Le couperet". Imaginez un monde merveilleux, une belle maison, des enfants épanouis, deux chiens, des voitures confortables, un couple heureux. Lui est contremaître dans une fabrique de papiers techniques, elle s'occupe des enfants. Tout va bien jusqu'au jour où il perd son emploi. C'est un spécialiste, un fin technicien qui a consacré 25 ans de sa vie à produire les meilleurs papiers qui soient. Les dettes s'accumulent, le train de vie s'effrite, bientôt, la vente de la maison est envisagée. Les heureuses habitudes disparaissent et très vite, Man-Soo imagine une terrible stratégie pour dénicher l'emploi rêvé dans son domaine de prédilection.

Man-Soo, c'est un peu moi, nous. Dans nos certitudes, nos représentations. Au monde, aux autres, aux voisins, à soi-même. On se construit sur des histoires familiales, des expériences accumulées, dans un contexte social qui imprègne nos décisions. On suit le cours de sa vie, en adoptant des attitudes, en faisant des choix qui "vont de soi". On se raconte une histoire, celle de son identité, de sa personnalité. On se définit autour de possessions, d'activités, d'apparences. On se désigne, comme étant ceci, ou cela. De grands sages éveillés parleront de l'illusion de l'égo, de l'emprisonnement dans une altérité réductrice. Les choses étant ce qu'elles sont, peut-être est-il aussi discutable de balayer d'un revers de main notre humble condition d'être humain… Mais c’est un autre sujet !

Revenons à Man-Soo. Enfermé dans sa certitude, celle du sens de sa vie, celle de son utilité sur cette terre, celle de ses appétences professionnelles, il recherche toute issue à sa situation, qui puisse concilier chacune de ses vérités. Malheureusement, résoudre la quadrature du cercle nécessite d'arrondir les angles et de sacrifier quelques pans de ce qu'il croyait intangible : sa moralité. Pour rétablir sa vérité, il a dû sacrifier sa moralité. Pour survivre, il a dû se mentir et se séparer de lui-même. A titre personnel, j'y vois là un bon exercice de réflexion : sur quels mensonges est construite ma vérité ?
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23/2/2026

Feuilleter un dictionnaire

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feuilleter dictionnaire
Feuilleter un dictionnaire, une aventure à part entière !
Feuilleter le dictionnaire, ça se fait encore ? Tourner les pages au hasard et lire toute une ribambelle de mots... "oxalate, oxalide, oxalique, oxer, oxford, oxhydrique"... Quel drôle de voyage ! Bien sûr, cela demande une organisation. On ne feuillette pas un dico comme on éplucherait la presse people. L'objet nécessite une installation. Lourd, courtaud et massif, il se pose sur une table, sur des genoux. On prend son temps. Impossible de le tenir dans une seule main, volumineux et encombrant, il en impose, tout en charisme et en puissance. Nous sommes bien loin de la légèreté d'un téléphone ! 

En tournant les pages, cherchant sans chercher, l'index glisse sur des mots jusque-là inconnus. Sous la pulpe des doigts, l'ignoré se fait connaître. Et le lecteur devient aventurier, un explorateur du savoir, de la culture et du vocabulaire. Parce que lire un dictionnaire convoque l’humilité face à la vastitude des possibles, des univers, de l'entendement. On mesure alors l'étendue des ressources à mobiliser pour exciter sa curiosité et sa compréhension du monde. Oui, il faut de l'appétit pour lire un dictionnaire. Se faire gourmand pour s'attaquer à 2000 pages, 60000 noms communs, 30000 noms propres. Un Himalaya à lire, par petits pas, par petits sauts. Et puis cultiver la délicatesse, pour entrer dans les subtiles nuances. On n'est jamais obèse de ses mots. Au contraire, plus on en manque, plus on se remplit de vide.

Bien sûr, il faut renoncer à toute idée de rendement intellectuel, toute notion de retour sur l'investissement. Non, on ne lit pas un dictionnaire par utilité. On découvre, on grapille, on chine, on s'étonne et on s'émerveille. Il est possible que jamais plus dans ma vie, je ne lise ou dise le mot "éphédra". Et alors ? Vous ne trouvez pas qu'il chante ce mot ? Qu'il suffit en lui-même, pour lui-même, comme farigoule, kob, mésomère... et tant d'autres trésors. Enfant, les dessins d'anatomie me faisaient rougir. Que n'ai-je rêvé ! Des voyages dans la connaissance, dans l'imaginaire aussi. Des montagnes de savoirs et de culture : cette ivresse des sommets qui étourdit et coupe le souffle.
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17/2/2026

Réapprendre à habiter son monde

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Bien habiter son monde
Des inondations récurrentes... Comment habiter son monde ?
La rivière sort de son lit et le fleuve rugit, emportant dans ses flots, les larmes du ciel et les boues des campagnes en amont. Une masse qui s'étend, envahit les terres. Des barrières, des maisons vides, des meubles en hauteur, des voitures abandonnées, des îles improvisées. Une transformation des paysages et des habitudes. L'eau se répand et s'étale, s'infiltre dans les sols, gorge les fossés. Nous ne savons l'endiguer et observons, impuissants et tempétueux, nos biens emportés par l'onde.

Sur les réseaux, les informations pullulent, un tourbillon tumultueux, des remous en surface, de courtes vidéos pour ne pas lasser, des photos bizarres, des publicités, encore et encore. Une progression implacable qui se répand dans nos jours. Quelques minutes au départ, l'information se transforme en torrent. Ravageur et violent. Du lever jusqu'au coucher, empiétant sur nos temps de rêves, de dialogues, de poésies, empiétant sur nos temps d'amour et de vie. Le cerveau saturé, des images s'infiltrent dans l'esprit et détournent l'attention. Inondés de chocs, de clashs, vite, un peu de répit ! Cherchons la distraction, un souffle dans la plongée sans fin, dans l'univers digital, qui divertit et informe. Informe, comme tout ce qui se répand dans nos structures intimes. Confions nos mots et nos pensées, déléguons nos cogitations et observons, impuissants, l'agitation du monde. Une "digitose" selon Pascal Chabot, vague déferlante que nous amplifions pour lutter contre. Nous devenons ogres, gloutons de sensations, emportés par les flots incessants du digital.

Du non-sens au travail, des charges mentales et physiques, des sollicitations, réunions stériles, ressassements et relations difficiles, partir vite chercher le petit à la garderie, les papiers pour l’avocat, toujours cette tension avec l'ex-conjoint, des affaires en souffrance, des objectifs à la croissance, vite, emmener le grand au judo…. Une séparation de soi qui crée des fossés saturés par le quotidien, une submersion si difficile à endiguer.

Et lorsque tout déborde, se souvenir qu'il subsiste en chacun un point haut, une terre ferme intérieure pour y reprendre souffle et réapprendre à habiter son monde.

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13/2/2026

De la terre à la lune

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Voyage dans l'espace
Quand un voyage dans l'espace rejoint l'imagination
Je m'étais noté de regarder l'envol de Sophie Adenot vers l'espace à bord de SpaceX. J’écoutais les décomptes sereins. A bord, quatre astronautes calmes, engoncés dans des tenues blanches, opéraient quelques réglages mystérieux du bout de leur index ganté sur une tablette futuriste.

Un décollage en direct. Soudain, les commentateurs se taisent, chacun retient sa respiration et les battements du cœur se font plus vifs. 45 secondes avant le décollage, plus aucun retour en arrière n'est possible. Silence. Décompte. "On y est, 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1...".
Les réacteurs crachent des flammes, et lentement, la fusée se soulève dans un nuage de fumées et de vapeur, tandis que les moteurs éructent et arrachent la fusée au sol englué.

Un silence persistant, les premières minutes s'avèrent cruciales : est venu le temps de tous les dangers pour ces quatre explorateurs. Je pensais à leurs familles, à la fois heureuses et inquiètes, vivant, à cette heure fatidique,d'intenses émotions. Les explorateurs ont quelque chose de fascinant, de courageux, d'audacieux. Les décomptes épaississent l’atmosphère : égrener le temps qui reste accélère la pulsion de vie. Vite, dépêchons-nous de vivre !

Cela m'a rappelé une ancienne lecture, "de la terre à la lune" de Jules Verne, je lisais les bras tremblants, l'envol imaginé en 1865... "Qui pourrait peindre l’émotion universelle, arrivée alors à son paroxysme ?" - « 35 ! 36 ! 37 ! 38 ! 39 ! 40 ! Feu !!! -....- Une détonation épouvantable, inouïe, surhumaine, dont rien ne saurait donner une idée, ni les éclats de la foudre, ni le fracas des éruptions, se produisit instantanément. Une immense gerbe de feu jaillit des entrailles du sol comme d’un cratère..."

Jules Verne l'avait imaginé, et nos cœurs battaient en créant des décors futuristes dans nos pensées sans limites. Aujourd'hui, mon cœur bat tout autant, en observant la réalité crue, à la fois proche et si lointaine du fabuleux roman. Peut-être que l’exploration spatiale ne mesure pas la distance aux étoiles, mais la fidélité de l’homme à ses rêves : que l’envol soit rêvé ou vécu, le cœur ne distingue pas la fiction du réel lorsqu’il s’élance vers l’infini.

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11/2/2026

Pleine conscience et mode spirituelle

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Pleine conscience
Le courant spirituel à la mode...
Il existe beaucoup de courants spirituels prônant la pleine conscience. Vous savez, cet accueil inconditionnel de tout ce qui est, en soi ou autour, une attention douce et non jugeante, aux pensées qui traversent l'esprit, aux émotions, à l'environnement. Bien sûr, quand j'observe attentivement ce qui est, en moi et autour de moi, j'oublie aussi, ce sur quoi je ne prête pas attention. La pleine conscience n'aurait donc rien à voir avec la quantité d'informations captées à chaque instant, mais davantage avec la qualité de présence et d'accueil de ce qui vient. Une qualité de présence qui ne s'attache pas, qui laisse passer sans s'accrocher. L’esprit Tefal, quoi.

Je me suis demandé ce que pouvait être l'opposé de la pleine conscience. Une conscience vide ou creuse ? Une pleine inconscience, quelque chose d'automatique, d'instinctif auquel on ne prête plus attention ? De temps en temps, j'aimerais bien vivre en pilotage automatique, ne me poser aucune question, ne m'accrocher à aucune peur... Ce serait reposant ! On appelle ça souffler, mettre son cerveau sur "off" et je connais beaucoup de personnes qui aimeraient bien vivre cet état d'inconscience plus souvent.

Il est possible que nous passions notre vie à alterner les états de pleine conscience et les autres... Sans le maîtriser vraiment, sans en avoir forcément pleinement conscience. Dans un cas, il faut s'accrocher à la volonté de vivre une expérience de pleine conscience pour ne plus... s'accrocher à ce qui est. Dans un autre, vivre l'expérience "d'être" pour ne plus subir tout ce à quoi on ne prête pas assez attention. Quel paradoxe, se concentrer sur ce qui est, sans volonté de le maîtriser, pour sortir de l'absence de contrôle, de l'absence de conscience qui teinte certains pans de nos vies.
Au fond, je crains que pour connaître la pleine conscience, il nous faille oublier de vouloir la vivre. Ça devrait passer tout seul...

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9/2/2026

Ce sont les beaux jours !

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De jolies pousses dans le jardin, les jonquilles, encore timides, sortent de la terre sombre. Des traits verts, tiges droites, enveloppant le délicat dont on devine l'éclat jaune. "Ce sont les beaux jours !" Une exclamation qui excite les neurones, ouvre le cœur et relâche les tensions. Dans quelques arbres, au bout des branches nues, des bourgeons apparaissent, leurs boutons frêles annoncent le réveil. Même les oiseaux s'égayent, une symphonie matinale accompagne le lever du soleil. "Ce sont les beaux jours !" Un élan de vie, une sève profonde jaillit des entrailles, la naissance de la clarté, du jour nouveau. Nous y sommes !

"Oh les beaux jours" est aussi le titre d'une célèbre pièce de théâtre de Samuel Beckett. Une femme apparaissait sur scène, de la terre jusqu'au nombril, elle parlait sans que personne ne l'écoute. Invisible, elle disparaissait, ensevelie peu à peu jusqu'au cou. Elle répétait sans cesse "Oh les beaux jours " tandis que le temps faisait son œuvre... Tragédie ironique, Beckett évoque ici le combat contre la mort, contre la mémoire qui s'efface tout en dénonçant un monde absurde et stérile. Et bien justement, ce combat commence ici, dans mon jardin, à observer les jonquilles pousser et comme Winnie dans la pièce, continuer de s'émerveiller et de célébrer ce qui vit, ce qui pousse, en dépit de la réalité souvent absurde qui nous entoure.

"Ce sont les beaux jours ! Ce sont les beaux jours !". Il paraît que certaines phrases, répétées, modifient l’état intérieur. Qu’elles finissent par ouvrir une brèche, même infime. Une expression qui rend heureux, qui insuffle la joie selon Hannah Fry, célèbre mathématicienne qui s'est penchée sur les énigmes du quotidien, de l'amour notamment. Se répéter ce mantra pour maintenir, tant que possible, un état positif. Personnellement, je n'ai pas besoin de me le répéter, je regarde les plantes pousser, je ressens la douceur de l'air, j'observe les grues dans le ciel, je mesure l'allongement des journées et... tout va bien". A ma façon je lutte, je résiste. Dérisoire sans doute. Mais si précieux…
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    Pierre Denier - Fondateur du Cabinet Anima - Hypnose Angoulême, spécialiste des thérapies brèves, PNL, Hypnose Ericksonnienne, EFT, EMDR, coach, formateur de coachs, conférencier, blogueur (www.conseil-emploi.net), membre de Mensa et surtout, heureux mari et père :)

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