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Pierre Denier - spécialiste des thérapies brèves, PNL, Hypnose Ericksonienne, EMDR, EFT, coach - 07 69 93 33 18
Pourquoi je m'auto-sabote alors que je veux changer ?
« Pierre, je ne manque ni de volonté ni de motivation. Et pourtant, à chaque obstacle, je baisse les bras et j'abandonne tout ce que j'avais mis en place. Comme si une partie de moi me retenait... »
Cette phrase, je l'entends au cabinet presque chaque semaine, sous des formes différentes. Arrêt du tabac, perte de poids, changement professionnel, sortie d'une relation toxique : le scénario se répète. Un pas en avant, deux pas en arrière. Et avec lui, un sentiment de culpabilité qui s'installe, alors même que les efforts fournis étaient réels. Ce n'est pas un manque de caractère. C'est un mécanisme psychologique parfaitement identifié — et sur lequel l'hypnothérapie et les thérapies brèves offrent des leviers concrets. Le conflit approche-évitement : ce que dit la psychologie
Dès les années 1940, le psychologue Neal Miller a modélisé ce que l'on appelle "le conflit approche-évitement" : lorsqu'un même objectif produit à la fois une motivation à s'en approcher (le bénéfice attendu) et une motivation à l'éviter (le risque perçu), l'individu oscille, ralentit, puis souvent recule à mesure qu'il se rapproche du but. Plus l'objectif est proche, plus la composante d'évitement s'intensifie rapidement — c'est ce que Miller appelle le gradient d'évitement, plus raide que le gradient d'approche.
Concrètement : vouloir arrêter de fumer, perdre du poids ou changer de vie active simultanément deux forces :
Cette lecture est corroborée par "le modèle transthéorique du changement" de James Prochaska et Carlo DiClemente (1983), l'un des cadres les plus utilisés en psychologie de la santé pour comprendre le changement de comportement. Leurs travaux montrent que la rechute n'est pas un accident de parcours : c'est une "étape statistiquement normale" du processus de changement, que la majorité des personnes traversent plusieurs fois avant de stabiliser un nouveau comportement. Ce constat change tout : la rechute n'est pas la preuve d'un échec, elle fait partie du chemin. Pourquoi le cerveau préfère l'inconfort connu à l'inconnu
Le cerveau humain est câblé pour l'homéostasie : maintenir un état stable, familier, prévisible. Face à un changement — même désiré — le système limbique, et en particulier l'amygdale, peut interpréter l'incertitude comme une menace, au même titre qu'un danger physique. Résultat : le corps déclenche des réponses de stress (tension, évitement, procrastination, auto-sabotage) qui n'ont pour fonction que de vous ramener en zone connue.
C'est ce qui explique le discours intérieur que beaucoup de mes clients formulent presque mot pour mot : « je n'y arriverai jamais », « ça ne sert à rien », « c'est ma nature.. ». Ces phrases ne sont pas des vérités. Ce sont des messages de protection, répétés jusqu'à devenir des croyances — une forme d'auto-hypnose négative, au sens propre : une suggestion répétée finit par s'ancrer et orienter le comportement à votre insu. La partie qui résiste n'est pas votre ennemie
En hypnose Ericksonienne et en thérapie brève, on ne cherche pas à combattre cette résistance : on part du principe qu'elle a une fonction protectrice. C'est l'approche du travail sur les parties, développée notamment par les travaux de John et Helen Watkins sur "les états du moi" (ego-state therapy) : chaque comportement, même celui qui semble saboter vos efforts, répond à une intention positive pour une partie de vous — sécurité, appartenance, maîtrise, évitement de la douleur.
Tant que cette partie protectrice n'a pas reçu de garantie équivalente, elle continue de tirer le frein, quelle que soit votre volonté consciente. C'est pour cela que la seule motivation, la seule discipline, échouent souvent à elles seules : elles s'adressent au conscient, pas à la partie qui décide, dans l'ombre, de vous faire reculer. Ce que permet l'hypnose : négocier avec la partie qui protège
Le travail thérapeutique en hypnose ne consiste pas à supprimer cette partie protectrice, mais à lui proposer une alternative aussi sécurisante que l'ancien comportement, tout en étant compatible avec le changement recherché. Concrètement, une séance d'hypnothérapie permet de :
C'est cette étape de négociation interne, propre à l'hypnose Ericksonienne et à la PNL, qui fait souvent la différence là où la seule volonté a échoué à plusieurs reprises. Ce que vous pouvez déjà observer chez vous
Avant même une première séance, il est possible d'observer ce mécanisme à l'œuvre :
Ces questions ne visent pas à trouver une réponse immédiate, mais à commencer à repérer le schéma — première étape avant tout travail thérapeutique. Une séance d'hypnose à Angoulême
Si vous reconnaissez ce schéma — des efforts réels, une volonté sincère, et pourtant ce retour systématique en arrière — un accompagnement en hypnose Ericksonienne ou en thérapie brève peut permettre de sortir de cette boucle, en travaillant directement avec la partie qui freine plutôt que contre elle.
Je reçois au cabinet ANIMA Hypnose Angoulême, 24 bis Rempart de l'Est, 16000 Angoulême, ou à distance. Prenez rendez-vous au 07 69 93 33 18 pour en discuter. A très vite !
Mon accompagnement est conçu comme un soutien précieux à votre bien-être ; il intervient en complémentarité de votre parcours de soin et ne remplace en aucun cas un avis ou un traitement médical.
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Anima - Hypnose Angoulême. Pierre Denier spécialiste des thérapies brèves, PNL, Hypnose Ericksonienne, EMDR, EFT, coaching, hypnose spirituelle, conférencier, formateur de coachs, blogueur... Contact : 07 69 93 33 18
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